La Chaîne des Puys

Quant la loufoquerie d'une planète a remué des myriacubes de terre, on peut trouver cet astre brouillon, mais c'est le génie du désordre..

Alexandre Vialatte

Un peu de tectonique

Stromboli

Stromboli cratère 1

 

Le feu de la Terre

La structure de la terre

Notre planète s'est formée il y a 4 milliards d'années par l'accrétion d'éléments issus du pré-système solaire. Ils se sont organisés ensuite pour former trois grandes structures. Les études sismiques permettent de les mettre en évidence, d'en évaluer les compositions et les dimensions. Du centre de la terre jusqu'à la surface, se succèdent ainsi le noyau, le manteau et la croûte terrestre. On pourrait y ajouter l'atmosphère, issue du dégazage de la planète. Les continents et les planchers océaniques constituent la croûte terrestre.

Structures :

Quelques dimensions :

Noyau

Diamètre: 2900 km

Manteau inférieur

Profondeur : 2800 km

Manteau supérieur

Epaisseur : 25 à 70 km

Croûte Terrestre

Epaisseur: 12 à 70 km

coupe de la Terre

coupe du manteau

Des mouvements cyclopéens

L'énergie de l'accrétion des matériaux primitifs, mais aussi pour une bonne partie, des réactions nucléaires, sont l'origine de la chaleur interne de notre Planète. L’intérieur de la Terre présente ainsi des températures extrêmes et, de plus, sous l’effet de la gravité, des pressions considérables. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le manteau n'est pas liquide. Il s'agit d'un milieu solide (en raison des pressions), mais il reste ductile. Le manteau est responsable des effets sur la croûte terrestre. Cette dernière, moins dense et froide, "flotte" sur le manteau. Les grands écarts de températures, les différences de densité des matériaux, créent des mouvements de convection au sein du manteau, un peu à l'image de l'agitation de l'eau lorsqu'elle est chauffée dans une casserole. La croûte terrestre, fragmentée en grands secteurs, appelés plaques, se déplace alors aux grés de ces mouvements. Ce phénomène, découvert au cours du XXème siècle, s'appelle "la dérive des continents" ou la "tectonique des plaques".


La dérive des continents ou la tectonique des plaques

Plaques

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Une surface changeante ou la mobilité des plaques tectoniques

Depuis sa naissance la Terre s'est transformée sans cesse. Les nombreuses plaques qui forment la croûte terrestre, entraînent les continents et les océans dans leur expansion puis dans leur disparition. Elles naissent dans un mouvement d'accrétion, se heurtent, se disloquent, se perdent sous d'autre plaques. Cette dynamique, invisible à l'échelle humaine, combinée à l'érosion fait de notre planète un astre en perpétuelle transformation et à la surface changeante. Les montagnes, nées de l'affrontement des plaques, en sont la conséquence directe. Les autres effets, perceptibles à l'homme, sont les séismes et le volcanisme. La dérive lente des sols est néanmoins mise en évidence par des mesures topographiques de grandes précisions dans les zones à fort déplacement (plusieurs cm/an sur le rift Est Africain).

La naissance des plaques : l'accrétion

Les plaques océaniques se forment par la remontée des magmas du manteau supérieur. Elles se construisent de façon symétrique par l'afflux des produits issus des profondeurs du manteau. Puis dans un lent mouvement horizontal, la croûte résultante dérive de part et d'autre de la zone d'émission, en flottant sur les couches supérieures du manteau. Ce phénomène s'appelle l'accrétion et l'axe médian, le rift. Ainsi se crée le fond des océans, car dans la plupart des cas, l'accrétion est sous-marine. Il existe cependant des rifts terrestres, comme en Islande, ou dans l'Afar. Une des caractéristiques du rift est une activité volcanique intense. Ainsi, la dorsale Atlantique formée par le rift séparant les plaques Américaines des plaques Europe et Africaine, est une succession de volcans sous-marins se prolongeant jusqu'en Islande.

Accrétion

Collision

Des chocs titanesques : les collisions

Entraînées par les mouvements du manteau, les plaques "flottent". Lorsque deux plaques se côtoient, elle se frottent l'une à l'autre. Cet affrontement ne s'effectue pas sans conséquences. On assiste ainsi aux séismes les plus puissants de la planète, générant dans les régions peuplées des catastrophes meurtrières. C'est le cas sur la faille anatolienne en Turquie, où la plaque eurasienne se heurte à la plaque africaine. Les efforts entre plaques sont également à l'origine des grandes formations montagneuses, comme l'Himalaya et le Tibet, nés de la rencontre de l'Inde et de la plaque Asiatique. Plus près de nous les Alpes sont issus de la poussée de l'Italie sur la plaque Eurasienne.

Une plaque n'est pas constituée d'un seul bloc. La lente dérive, les collisions, en font un ensemble fortement disloqué, composé de failles, de chevauchements, de replis, de zones surélevées (les montagnes), de bassins d'effondrement. Ces accidents y sont également le siège de séisme et de volcanisme.

La disparition des plaques : les convergences ou la subduction

La disparition d'une plaque est un phénomène surprenant. Inexorablement poussée par les mouvements du manteau, elle passe sous sa voisine, rentrant dans les profondeurs de la Terre. Les matériaux, "avalés" par le manteau, iront rejoindre les matériaux internes. L'affrontement peut génèrer sur la plaque supérieure des replis à l'origine de la formation de chaînes montagneuses ou d'archipels. Ainsi se sont formés les Andes ou les Rocheuses (à la fin du Secondaire pour les Rocheuses), par la subduction de la plaque pacifique sous la plaque américaine. Les arcs indonésiens, philippins, ou le Japon témoignent de la disparition de la plaque pacifique sous les plaques voisines. C'est dans ces formations que l'on trouve également les fosses marines les plus profondes du globe. Les manifestations visibles de cette dynamique sont une activité sismique intense, due aux frottements des deux plaques, et surtout la fusion partielle du manteau lithosphérique sous la plaque supérieure à l'origine du volcanisme. C'est dans ces régions que ce dernier se caractérise par un dynamisme explosif, parfois cataclysmique, comme le Pinatubo en 1991, ou le Mont Saint Helens en 1980.

Subduction

Chaîne coté Sud

coulée Etna

 

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